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La sexualité

La sexualité est un besoin de base. Contrairement aux animaux, pour l'homme cette activité n'est pas limitée à la reproduction. Elle correspond à une relation charnelle entre individus pour montrer son lien d'attachement ou dans une quête de plaisir . Elle englobe les phénomènes physiologiques, comportementaux et psychiques liés aux rapports sexuels.

La sexualité est liée au circuit de la récompense, lien entre une action et ce que l'on reçoit en échange . Ainsi l'homme reproduit facilement ce qui lui a précédemment provoqué une sensation de plaisir et inversement pour le déplaisir . Le comportement érotique évolue avec l'âge. Dés l'enfance, cela commence par une découverte des sensations de plaisir, du rapport à l'autre. Avec l'adolescence et les changements corporels, les expèriences sexuelles se mettent en place avec l'élaboration de préférences sexuelles . A l'âge adulte des normes sociales ou culturelles freinent la curiosité et la découverte. Entretenir la curiosité permet de développer et d'enrichir son comportement érotique à travers les expèriences positives et ainsi mieux s'épanouir.

Le rapport sexuel est définit par 5 phases :

  1. le désir: lié aux pensées érotiques

  2. l'excitation: Appelée aussi préliminaire. Les stimulations visuelles, tactiles, auditives,.... provoque des réactions corporelles érection, lubrification,....

  3. La phase de plateau:  correspond à la période de pénétration avec une excitation constante

  4. L'orgasme : Se matérialise par l'éjaculation pour l'homme et des contractions involontaires des muscles pelviens pour la femme avec un ressenti très fort de plaisir.

  5. La résolution : l'excitation redescend et un sentiment de plénitude apparaît

Les troubles de la sexualité sont courant, 22% des français se déclarent insatisfait de leur vie sexuelle. Par exemple, 30% des hommes déclarent avoir des problèmes d'éjaculations précoses et 49% des femmes reconnaissent avoir assez régulièrment des problèmes pour atteindre l'orgasme. Ces troubles ont des impacts négatifs sur le couple dans plus de 3/4 des cas. L'impact personnel est aussi très difficile. Outre la gêne de pouvoir en parler une honte de ne pas pouvoir satisfaire son conjoint, il peut apparaître la crainte du jugement ainsi que de ne pouvoir s'en sortir . Les personnes sont alors très angoissées. Une grande partie des troubles sexuelles sont psychologiques et dans certains cas neccessitent un suivi médicale. Il y a 4 troubles principaux :

  • Les troubles du désir : Absence ou perte du désir (anaphrodisie)

  • Les troubles de l'excitation sexuelle : Absence ou difficulté à ressentir l'excitation avec pour exemple des dysfonctionnements érectiles ou une sècheresse vaginale.

  • Les troubles de l'orgasme : Absence (anorgasmie) ou difficulté à atteindre l'orgasme.  L'éjaculation précose fait partie de ces troubles.

  • Les rapports sexuelles douloureux : douleurs ressenties par la femme lors de la pénétration (dyspareunie) ou de l'acte. Ils peuvent être dû à des contractions involontaires et incontrôlables du vagin.

Les accompagnements proposés permettent de dépasser ses blogages, gérer ses angoisses, reprendre confiance en soi, développer son désir et retrouver du plaisir

Vous trouverez ci-dessous différents types d'accompagnement* pouvant être mis en place.

 

Troubles érectiles

Ce trouble fréquent peut avoir un cause organique  ( altération nerveuse, trouble vasculaire,.....) mais le plus fréquemment la cause est  liée à des troubles psychologiques. L'homme peut alors constater que l'érection réflexe du matin est toujours présente mais absente lors des tentatives de rapports. Si ces troubles surviennent avant 50 ans, allez voir un médecin pour un bilan cardiaque. 

Ce dysfonctionnement est souvent lié à une période de stress important, qui impacte les pensées, fatigue et inhibe l'excitation sexuelle. Ce moment peut être mal vécu, avec un sentiment de frustration, de honte . Avec le temps l'homme se projète négativement dans l'acte ce qui augmente l'anxiété, il perd confiance dans ses capacités et cela l'amène peu à peu à la dépression. Cela impact la relation de couple car la conjointe peut faussement s'attribuer la cause de la panne ou même croire à une relation extra-conjugale. 

L'objectif est d'accompagner l'homme à gérer son stress et ses anxiétés pour regagner confiance en lui, retrouver l'excitation et une érection satisfaisante.

L'éjaculation précose (prématurée)

Cela se définit par l'incapacité de maîtriser suffisament son excitation sexuelle pour pouvoir contrôler son éjaculation. Le trouble est présent si cela survient en moins de 2 minutes après la pénétration ou moins de 20 va et vient, voir dans certains cas avant la pénétration. 11% des hommes se disent concernés de façon persistante par ce problème et 65% de façon occassionnelle. La cause est très souvent liée à un problème d'apprentissage ( peu d'expérience et de mauvaise qualité ) ou une mauvaise gestion de l'excitation ( les premières expériences seul ou par attouchement peuvent créer une certaine angoisse, culpabilté, et l'homme cherche à rapidement obtenir la jouissance et se conditionne ensuite à une éjaculation rapide....). Avec l'expérience, l'homme apprend à se défocaliser de son orgasme pour favoriser la montée du plaisir chez sa partenaire.

Dans le cas où ce trouble a toujours été présent, l'homme se crée avec le temps une fausse croyance sur sa sensibilté et reste bloquer dans son disfonctionnement. Lorsque cela survient après une période normale, cela est souvent dû au stress . Il provoque de la colère, frustration et parfois un sentiment d'humiliation. L'homme a alors tendance à éviter tous rapports, ce qui au final va aussi impacter le couple.

L'homme doit apprendre à évacuer ses croyances négatives puis gérer son hyperexcitabilité pour mieux se maîtriser et retrouver  des rapports satisfaisants. 

Les troubles de l'excitation féminine

Ces troubles se manifestent par une absence de réactions génitales (sécheresse vaginale, pas de congestion du clitoris ou du vagin,...) où une absence de sensation de plaisir où d'excitation (ressenti mental) voir les deux mais en présence de désir.  Ces troubles  apparaissent fréquemment juste après l'accouchement ou au moment de la ménopause, à cause des chamboulements hormonaux, psychiquex et psychologiquex.

Les causes peuvent être organiques ( hormonaux, infections,...), médicamenteuses (anti-dépresseur, hormonothérapies,...) mais souvent d'ordre psychologique ( stress, chagrin, anxiété, histoire de vie,...) et aussi liées à la relation du couple.  Souvent les conflits, la faible communication ou confiance envers son partenaire sont un frein au développement du désir et de l'excitation. Malheureusement il arrive que la femme continue à avoir des rapports sans excitation ( par culpabilité ou peur d'être quittée,...), Ces rapports se réalisent avec gêne, douleur et sans jouissance. La femme commence à avoir une hantise des rapports et développe des sentiments négatifs envers son conjoint, mettant en péril son couple.

La femme doit apprendre à gérer son stress, éliminer ses peurs et développer son excitation sexuelle pour la ressentir à nouveau facilement .

Le vaginisme

Ce trouble se manifeste par l'impossibilité pour une femme d'avoir une pénétration vaginale même petite ( tampon). il se caractérise  par des spasmes involontaires des muscles péri_vaginaux qui bloquent le passage et rendent douleureux toute tentavive de passage. Le vaginisme est souvent primaire (a toujours existé) avec une origine psychologique (peur de souffrir, peur de la pénétration, complexes, croyance ou éducation strict et culpabilisante, ...) Dans certains cas le vaginisme peut arriver plus tard souvent après un traumatisme affectif (expèrience douloureuse ou traumatisante, abus,... ) ou organique ( épisiotomie, infections gynécologiques,...).  Ce trouble n'empêche pas le désir, ni la possibilité d'avoir un orgasme par stimulation extèrieur.

Avec le temps le vaginisme  provoque une culpabilisation, une image négative de soi et la peur de perdre leur partenaire, peurs fortements amplifiées en cas de volonté de grossesse. 

L'objectif est d'accompagner la femme à évacuer ses angoisses, gérer la peur d'avoir mal et apprendre à lâcher prise pour vivre sereinement la pénétration vaginale

Les troubles du désir

Le désir se déclenche spontanément à partir d'éléments très variés ( regard, parfum, film, musique, situation,...). Il se manifeste par un ensemble de ressentis corporels (chaleur, palpitation, sensations dans les organes génitaux,...) prémisse à la phase d'excitation. Le désir varie selon l'état physique ( fatigue, maladie,...), mental (fantasmes, croyances,...) et émotionnel.

Le trouble est matérialisé par une absence ou une diminution des fantasmes et un évitement des rapports sexuels. Les causes sont multiples (stress professionnel ou familiale, image de soi négative, problème de couple,...). 53% des français déclarent avoir déjà rencontré ce trouble dans leur couple, même si majoritairement les femmes rencontrent plus souvent cette perte de libido.

Avec le temps, l'absence de désir génère de la culpabilité, de la frustration et de l'anxiété (peur d'être quitté) . L'absence de désir évolue alors vers de l'inhibition puis un dégoût pour le partenaire ou pour les rapports sexuels. La personne se sur-investie dans son travail, dans ses loisirs ou dans la gestion de la maison pour fuir les moments d'intimités, amplifiant la fatigue. Ce désinvestissement de la sexualité déséquilibre le couple et fragilise sa pérénité.

La personne doit apprendre à chasser ses anxiétés et à développer ses fantasmes pour éprouver facilement du désir pour son partenaire.

* ces accompagnements sont tirés de ma spécialisation à l'IFS et du livre "Sophrologie et sexualité" de catherine Aliotta